Étude de cas2025
Fifés
Refonte de l'identité du Festival international du film écologique et social, en duo. Trois axes explorés, un retenu : la typographie éclairée dans le rond d'un projecteur. J'ai réalisé l'affiche, le dépliant, la papeterie et le motion.

Montrer un cinéma qui dérange
Le Festival international du film écologique et social programme des films qui dénoncent : climat, codes sociaux, inclusivité, ce qui reste en marge. Une identité de festival engagé a un écueil précis : l'imagerie militante est un registre saturé, où le vert et la planète stylisée disent tous la même chose.
L'exercice était une refonte complète en troisième année, menée à deux et poussée jusqu'aux supports imprimés. Le festival n'a rien commandé : c'est un travail d'école sur une manifestation qui existe.
Trois axes, un retenu
Nous avons instruit trois pistes avant d'en garder une, et les deux écartées ont servi à comprendre pourquoi. « Action, s'il vous plaît ! » jouait de formes angulaires et fragmentées pour dire l'urgence ; elle criait juste, mais elle criait comme les autres. « Déconstruire pour créer » partait de la typographie inclusive et de son geste de rupture ; elle disait le propos social et perdait le cinéma.
Les deux premières pistes se sont nourries de deux identités regardées de près : le festival ZINEBI par le studio Vedia, pour sa typographie fragmentée, et l'identité du CNDC d'Angers, composée dans la Minerai, le caractère dessiné par Thomas Fleury, pour sa hiérarchie stricte et ses formes réduites à des lignes et des cercles. C'est de cette seconde lecture qu'est venue l'idée de tout faire tenir dans une forme unique.
« Sous les projecteurs » l'a emporté parce qu'elle prend le sujet par son outil. Un rond noir, et la typographie éclairée dedans : c'est le faisceau du projecteur, et c'est aussi le geste du festival — mettre en lumière ce qu'on ne regarde pas. Le signe raconte à la fois la salle et l'intention, ce qu'aucune des deux autres ne faisait ensemble.
Le rond, décliné sur le papier
La réflexion et le logotype se sont menés à deux. J'ai pris ensuite tout ce qui s'imprime : l'affiche, le dépliant-programme, la papeterie, et le motion qui les prolonge en vidéo. Edouard a pris le site et l'autre part du dessin du signe.
Un rond posé sur du noir ne tient pas seul sur une série : il fallait qu'il varie sans se renier. La réponse est un dégradé par affiche, rose, cuivre ou bleu, dans une géométrie qui ne bouge pas. La forme reste identique d'une affiche à l'autre, la lumière change. On reconnaît la série d'un couloir et on distingue chaque pièce de près, ce qui est exactement le métier de l'affiche.
Un programme qui se déplie en trois temps
Le dépliant devait tenir un programme, un jury, des prix et une compétition internationale sur un format qui se replie en un geste. Le pliage fait le travail : fermé il ne montre que le rond et la mention de l'édition, ouvert il livre la grille des séances en colonnes.
Le motion pousse le signe un cran plus loin : chaque rond y découpe une image de film, un rivage, une foule, une route, et le mot se détache en noir par-dessus. Les ronds se multiplient et dérivent sur le fond, et le signe devient la fenêtre par laquelle on regarde la programmation plutôt qu'un logo posé en fin de séquence.
La papeterie reprend la même règle sur du courrier et des cartes. Une identité de festival vit surtout sur ces supports-là, ceux qu'on ne photographie jamais : c'est le sujet de la papeterie de marque.






Ce projet relève de création de logo, affiches & flyers, carte de visite & papeterie et de identité & branding.
Un projet du même genre en tête ? Parlons-en — réponse sous 24 h ouvrées.
Projet suivantUP RénovSite · conversion · maquette · 2026





